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Quasi Variazioni, op. 7 - Elise Bertrand

For piano

21,10 €
mode d'édition (version PDF réservée aux particuliers) :
K311part
Description

 

 

Créées le 2 février 2019 par Pierre-Marie Gasnier au CRR de Paris, concert Cantus Formus.
Dernière pièce pour piano, après les Préludes Op.1 et le Poème Op.5.


Le piano a un rapport très intime pour moi car c’est mon premier instrument. La composition se fait alors toujours au piano et la recherche de couleurs, d’harmonies et d’atmosphères poétiques est une clé pour la composition de cette pièce.
Le titre fait référence aux œuvres homonymes de Robert Schumann, l’un des compositeurs dont le lyrisme et la passion sont pour moi de véritables inspirations, tant comme compositrice qu’interprète. La forme des Quasi Variazioni est à mi-chemin entre les variations et la fantaisie qui, elle aussi, est une forme à mi-chemin entre une forme sonate et des variations libres.

Ici, nous avons un thème et six variations. En principe, chacune des variations propose son caractère et son tempo propre, mais ici ce n’est pas systématique. Tout concourt à donner l'impression d'une métamorphose perpétuelle du matériau, un flot continu permettant jeux contrapuntiques et réminiscences de couleurs.


Le thème n'est (volontairement) pas très affirmé thématiquement pour donner une impression de grande liberté. En revanche, ce motif de quatre notes consécutives (enchaînement d’une quarte augmentée puis de deux quartes justes) se retrouve dans chaque variation, dans un paysage et une atmosphère différents à chaque fois, parfois de manière très explicite, parfois fondu dans l’harmonie et le contrepoint propres à chaque variation.
Dans ce thème lent et mystérieux, dès les deux premières mesures, nous avons quatre occurrences du motif thématique, passant d’une main à l’autre. Après quatre mesures de transition (contrapuntique à la main droite, harmonique et dense à la main gauche), le motif thématique revient de plus belle et se termine par la mélodie utilisée dans les quatre mesures de transition, à la main droite. (C’est en quelque sorte un antécédent-conséquent). La fine double barre indique la fin du thème.


La première variation (m.14), Vivace furioso, (à travers un flot de doubles croches passant de la main gauche à la main droite puis de quintolets), propose le motif thématique scandé en blanches à la main gauche. Les quintolets, écrits comme des vagues en aller-retour, avec des soufflets, décrivent ce caractère furioso d’une tempête. Une certaine virtuosité qui ne fait que commencer pour l’interprète. Après quatre mesures de battements où la main droite joue le motif thématique (m.23-26), la tempête atteint son apogée dans le Maestoso à l’écriture verticale en accords, et se mue en accords dans un tempo Adagio, calmé, pour amener la deuxième variation.


La deuxième variation (m.31), qui commence Adagio sognando, propose le thème, plus caché à la main droite, au rythme différent. En effet, entre les mesures 31-32, la main droite joue en intervalles descendants ce que le motif proposait en intervalles ascendants. Nous avons donc « do fa# si bémol mi bémol ». La blanche de cette mesure 32 à la main droite contient un do# qui sert également de point de départ au motif, terminé à la mesure suivante. A la mesure 34, la main gauche reprend également en lourés le motif de la main droite du début de la variation. La métrique sans cesse entre 3/4 et 4/4 contribue à plonger l’auditeur dans une instabilité voulue, l’invitant à se laisser porter par le motif thématique comme seul fil conducteur au sein d’un brouillard poétique. A travers un flot de doubles croches inquiétantes dans le grave du piano, la main droite reprend le motif et la variation se termine sur deux accords, résumant verticalement les deux dernières mesures des doubles croches.


La troisième variation (m.42), commençant par une métrique ternaire, est la variation la plus poétique, la plus atmosphérique et fluide. Les indications « rubato ad libitum », « flautando », « tranquille, libre » en témoignent. Dans les deux premières mesures, le motif passe de la main gauche à la main droite (voir les notes lourées). Puis, des mesures 44 à 46, la main droite fébrile dont la mélodie chromatique se veut enchanteresse, accompagne la main gauche qui joue le motif thématique, cette fois, descendant. A la mesure 45, le motif est plaqué en double sons à la main gauche, et ainsi verticalisé, il compense l’horizontalité de la main droite, toujours fluide, dont on ne sent aucun appui ni réelle pulsation. La mesure 46, sous l’effet du grand crescendo, voit le motif se juxtaposer entre la main gauche (en octaves et en contretemps pour la suite du motif m.48) et la main droite (voir les lourés si-fa et la-ré dans les sextolets). L’harmonie sur ut# se résout à la m. 49, tandis que le motif, à la main droite s’étale lascivement parmi les sextolets, sur trois mesures de 4/4. La mélodie s’élevant toujours plus trouve son apogée à la mesure 52, retrouvant alors le climat et même le retour partiel du début de la variation. Cette variation est une sorte de forme lied à l’intérieur même d’une forme variation. La mesure 55 propose une dernière fois le motif avant de terminer par trois accords interrogateurs.


La quatrième variation (m.57) est en deux parties. La première agitato, est une variation virtuose, où les doubles croches de la main droite accompagnent le motif thématique à la main gauche qui allonge le motif en six quartes consécutives. Les cinq mesures suivantes, en crescendo et de plus en plus dramatiques amènent au premier point culminant à la mesure 65 où les deux mains jouent le motif, ff. L’agitation grandit pendant encore quatre mesures, dans lesquelles le motif passe de la main gauche à la main droite, puis au deuxième point culminant, m.71, à chaque première note des sextolets virtuoses de la main droite.
C’est ensuite la deuxième partie de la variation qui commence, m.73, repos bien mérité suite à l’agitation qui a précédé. Lyrique et dans un ton mineur, elle propose un équilibre entre l’écriture verticale et la mélodie interne, en canon par blanche entre la main gauche et la main droite. Le motif passe brièvement aux lourés de la main droite, m.77-78. Entre caractère extatique et dramatique, le motif joué à la main gauche une dernière fois à la mesure 81 invite, notamment avec les deux mesures suivantes, à terminer la variation en fa mineur. Mais le désespoir est tel que c’est une quarte en dessous que se termine la variation, par une cadence plagale religieuse et inattendue, en ut mineur.


La cinquième variation (m.85), rythmique et virtuose, est probablement la variation où le motif est le plus caché. Dans la première mesure, les lourés de la main gauche le jouent, sur des parties de temps faibles, suivis de la dernière croche de la main droite. A la mesure suivante, la main gauche joue ce que l’oreille perçoit comme le motif, malgré la disposition des notes, bi-directionnelle. De manière générale, le motif est scandé par des accents, comme la main gauche des mesures 92 à 96. Les changements fréquents de métrique (4/8, 5/8, 6/8, C,) ainsi que les nombreuses notes répétées en voix intérieure contribuent à faire de cette variation, l’avant-dernière, une bourrasque d’énergie et de fureur. Le motif reste présent, parmi les notes répétées de la main droite aux mesures 98 à 100, puis explicitement en octaves au Maestoso de la m.101. Le calme revient peu à peu et le motif répété revient à la main droite comme un dernier appel avant le couperet final.


La sixième et dernière variation (m.108), commence effectivement par deux groupes de sextolets furieux et rapides, surprenants et intimidants. La note la plus grave de la descente semble plonger aux enfers avec le la grave. Mais c’est une mélodie extatique, mystérieuse et céleste qui poursuit la variation. Les deux mains jouent partiellement en mouvement contraire les notes du motif, transposé et en noires pour la main droite, en croches pour la main gauche. Désormais, chaque mesure contient le motif, à une main ou à l’autre, dans un contrepoint épuré à deux voix, puis trois, puis plus harmonique, avec des accords à la main droite pendant que la main gauche chante, lyrique (m.116-117). La mesure 118 reprend le début violent de sextolets furieux, nous tirant de la rêverie. De la mesure 131 à la fin, c’est un Largo douloureux sans appel qui nous assaille. Après une dernière descente dans le grave du piano, la main droite remonte par quartes le motif jusqu’au mi aigu, parcourant ainsi douze quartes consécutives. Cette ascension céleste se termine sur une basse qui ne fait que descendre, et qui nous laisse en suspens sur un accord non résolu, le cœur lourd.

 

For piano

Duration : 9'


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