Eastern Enchantment
Philippe Tondre, hautbois
Danae Dörken, piano
La musique a ce pouvoir extraordinaire de transmettre des émotions au-delà des mots, de nous transporter vers des horizons chargés d’histoire, de culture et d’une profonde expression humaine. Avec Eastern Enchantment, j’achève une trilogie discographique qui m’a conduit à travers les grandes traditions musicales allemande et française, et qui me mène aujourd’hui au cœur du répertoire slave et hongrois. Cet album n’est pas une simple continuité, c’est une déclaration de passion, d’intensité et de cette profondeur saisissante qui caractérise la musique de cette région. Ces œuvres, chacune à sa manière, dévoilent l’âme de leurs compositeurs, marquée par la lutte, la nostalgie, la résilience et une beauté brute.
Mon lien personnel avec cette musique a commencé il y a plusieurs années, lorsque j’ai eu l’occasion de jouer en Hongrie et République Tchèque pour la première fois. Dès mon arrivée, j’ai été frappé par la richesse de leurs cultures musicale—cette manière unique d’entrelacer les traditions folkloriques et la composition classique, cette intensité émotionnelle qui imprègne jusqu’aux danses les plus rythmées. Jouer avec des musiciens hongrois, tchèques et découvrir leur approche instinctive du phrasé, de l’articulation et de l’expression a profondément transformé ma compréhension de ce répertoire. Leur jeu portait une sincérité bouleversante, une audace assumée qui résonnait à la fois de manière intime et universelle.
Cette expérience a façonné ma vision de cette musique—non pas comme celle d’un interprète extérieur à une tradition lointaine, mais comme celle d’un musicien s’immergeant dans son langage, son énergie et son âme. L’intensité brute des mélodies populaires hongroises et tchèques, les oscillations rythmiques imprévisibles, ces harmonies à la fois lumineuses et douloureuses, où la joie et la mélancolie se mêlent en une seule phrase—tout cela a laissé en moi une empreinte indélébile. J’ai compris que cette musique ne repose pas uniquement sur la virtuosité, mais avant tout sur l’art de raconter une histoire, de donner vie à chaque note avec une sincérité qui dépasse la simple interprétation.
Philippe Tondre
Antal Doráti (1906-1988) - Duo Concertante pour Hautbois et Piano (1983)
Pavel Haas (1899-1944) - Suita pour Hautbois et Piano Opus 17 (1939-1941)
Klement Slavický (1910-1999) - Suita pour Hautbois et Piano (1956-1960)
Bohuslav Martinů (1890-1959) - Quatuor pour Hautbois, Violon, Violoncelle et Piano H. 315 (1947)
Danae Dörken, piano
Sarah Christian, violon
Maximilian Hornung, violoncelle




















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